Appel à communications webinaire «Francophonie»


Argumentaire :

« Le lien du langage est peut-être le plus fort et le plus durable qui puisse unir les hommes », écrivait Alexis de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique (1835). Ce qui pouvait passer pour l’intermédiaire nécessaire d’une communication rustique dans les premiers âges est devenu, au fil du développement de l’espèce humaine, un marqueur essentiel de l’identité culturelle (Albert, 1999). D’une domination de fait dans l’Europe de l’humanisme et des Lumières, la langue de Molière a ensuite voulu barrer les ambitions de l’Angleterre qui commerçait dans celle de Shakespeare dans tous les ports du globe. La diffusion du français fut d’abord une entreprise contrainte, menée dans les écoles du vaste empire colonial français. Par la force du temps, il fut réapproprié par des peuples multiples qui nourrissent aujourd’hui l’un des principaux temples de la littérature mondiale et de la résistance à l’intarissable succès de la « langue du commerce » et de son empire culturel : ainsi le fait linguistique se marie au fait politique. La francophonie, en tant que phénomène culturel (Senghor, 1968) et linguistique, pourra donc être distinguée de la Francophonie, comprise comme un acteur des relations internationales (Erfurt & Amelina, 2011).

Quelle que soit la formule retenue, il est d’abord question d’un espace linguistique qui mobilise une histoire, une littérature, un cinéma, des normes, des institutions – en un mot une culture – qui échappent à une unité géographique, ethnique ou religieuse, et qui s’émancipe de la matrice nationale française. Depuis le manifeste « Pour une littérature-monde en français » (Le Monde, 2007), une partie de la république des lettres a pris la mesure de sa dimension plurielle et s’est résolue d’en finir avec une Francophonie fâchée avec le monde contemporain. Depuis, pléthores d’écrivaines et d’écrivains, critiques des origines coloniales de la francophonie (Manbackou, 2018), renouvèlent en toute autonomie la littérature en langue française et matérialisent le dynamisme des francophonies.

L’Organisation Internationale de la Francophonie, comme d’autres institutions comme l’Académie française, essuient parfois le mépris d’une partie de l’opinion. Elle  assume la résilience zélée d’une francophonie de combat qui ne cache pas ses humeurs contre la domination malvenue de l’anglais, apparemment à contre-courant du reste du monde. On aurait pourtant tort de figer ces institutions dans une posture défensive : l’ouverture de la Francophonie à la diversité culturelle est une donnée contemporaine qui fait même bon ménage avec la mondialisation (Tréan, 2006), et qui s’incrit pleinement dans l’esprit de la déclaration universelle de l’UNESCO de 2001 et de la Déclaration de Montréal de 2007. Il peut être pertinent de s’interroger sur la place des acteurs traditionnels et du patrimoine historique de la Francophonie, contraints de s’adapter à la modernité étourdissante des nouveaux pôles d’influence sur les cinq continents (Tétu, 1997).

L’analyse du fait francophone doit immanquablement intégrer ses réalités locales, matériaux privilégiés d’une approche comparative. Bien qu’elles constituent des espaces souvent hétéroclites, les francophonies peuvent bénéficier de mises en perspectives fécondes. En position de force ou de faiblesse, à l’intérieur d’un État, d’une région ou d’un village, langue d’usage ou de commerce, maternelle ou acquise, le français a rencontré des destins multiples, liés bien souvent à celui de ses locuteurs. En Afrique comme en Amérique du Nord, ces architectes sont souvent conscients de la survie ou de la vitalité de leur langue, symbole et creuset de leur ethnicité (Smith, 1987) ou même de leur identité nationale (Dumont, 1993 ; Thériault, 2000).

Une telle diversité convoque l’intérêt du comparatiste, qui entreprendra l’analyse de la F(f)rancophonie ou des francophonies, dans toutes les perspectives que lui offrent les sciences humaines et sociales. Les propositions de communications au webinaire donneront lieu à une publication dans les Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs, sous réserve de l’approbation d’un comité de lecture spécialement réuni.

Axes suggérés (non exhaustifs) :

  • Histoire, état des lieux et/ou avenir de la langue française
  • Francophonie et littérature en langue française
  • Diversité culturelle dans l’espace francophone
  • Francophonie et ses institutions
  • Francophonie dans le monde académique
  • Didactique et dialectique du Français
  • Comparaison et typologie des acteurs du monde francophone (pays, peuples, cultures, gouvernements, normes juridiques, dialectes, régionalismes, etc.)

Règles du processus de proposition et de publication :

  • L’appel est ouvert exclusivement aux « jeunes chercheurs », compris comme étudiants, doctorants et chercheurs postdoctoraux de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales.
  • Les propositions doivent être transmises avant le 15 mai 2021 à l’adresse suivante : ajcc.ctjc2@gmail.com
  • Elles doivent comporter un titre et un résumé (350-500 mots) consistant en la présentation générale du sujet (sur quoi travaillez-vous), l’énoncé des questions de recherche et hypothèses (que voulez-vous montrer), de la méthode employée (comment vous y prendrez-vous) ; enfin, la proposition doit s’inscrire dans une démarche comparatiste en justifiant des cas sélectionnés et du choix de cette démarche.
  • La proposition devra être accompagnée de votre nom complet, de la ou des disciplines dans laquelle/lesquelles vous êtes inscrit ou diplômé, du nom de l’Université d’accueil et du laboratoire de rattachement, le cas échéant.
  • Les propositions acceptées seront réputées retenues en vue du numéro thématique des Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs qui fera suite au webinaire, et donneront lieu à des articles soumis à la révision par les pairs.
  • Les communications devront pour cela s’appuyer sur un support textuel qui prendra la forme d’un article. Ces articles seront ensuite transmis aux discutants et aux présidents de séance.

Date limite de proposition des propositions : 15 mai 2021.
Date du webinaire : 20-24 septembre 2021 (date susceptible d’être modifiée).

Adresse de contact : ajcc.ctjc2@gmail.com

Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs
Décembre 2020, Vol. 2, n° 2

NATIONS, RELIGIONS

(Les liens vers les articles individuels seront progressivement mis à disposition.)


SOMMAIRE

INTRODUCTION – Nations, religions : un éternel retour
Jeremy Elmerich & Thibaut Dauphin

ARTICLES

Perspectives nationales en Chine nationaliste (1927-1949) : illustration d’une approche alternative pour l’étude des phénomènes nationaux en Chine
Yohan Briant

Eriger la Cité républicaine dans les pensées de Jean Izoulet et Léon Bourgeois : deux eschatologies séculières de la solidarité
Charles Ogoubiyi

L’empire de la France sur l’émancipation politique du peuple roumain : de la Proclamation d’Islaz de 1848 à la première Constitution roumaine de 1866
Andrada Cretanu

De la ratification du Traité de Maastricht au rejet du Traité établissant une constitution pour l’Europe : les gauches françaises ont-elles été eurosceptiques ?
Hugo Houbart

Transhumanistes vs. Gnostiques : une aspiration identique, deux projets diamétralement opposés

Franck Séjalon

« Cercles sacrés » féminins en Russie : de la légitimation de l’autorité spirituelle à la sororité
Aleksandra Belova

RECENSIONS

Maurizio Viroli, Nazionalisti e Patrioti
Erick Miceli

Tudi Kernalegenn, Joel Belliveau & Jean-Olivier Roy (dir.), La vague nationale des années 1968. Une comparaison internationale
Jeremy Elmerich

REMERCIEMENTS, CONTRIBUTEURS ET COMITE SCIENTIFIQUE

QUI SOMMES-NOUS ?

Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs
Avril 2020, Vol. 2, n° 1

« VARIA » (suivre ce lien)

(Les liens vers les articles individuels seront progressivement mis à disposition.)


SOMMAIRE

 

INTRODUCTION
Thibaut Dauphin & Jeremy Elmerich

PLAIDOYERS

Le métalangage du comparatiste : quelques réflexions épistémologiques pour un droit constitutionnel comparé par-delà la diversité des postures
Camille Delpech

Vers un comparatisme des écrits du déplacement ? Littérature et voyageurs comparatistes
Jeremy Filet

ARTICLES

De la démocratie en Europe. L’importance de la comparaison entre Europe et États-Unis dans la pensée de la modernité de Marcel Gauchet
Camille Roelens

La migration comme stratégie d’adaptation : comprendre les déplacements « climatiques » dans le Pacifique
Sarah M. Munoz

Ethnographies locales, diversité et reconnaissance au Mexique : San Sebastián Tutla, Santa Cruz Papalutla, Huehuetla
Marjolaine Bédiat

La diversité des trajectoires nationales en matière de représentations bureaucratiques : une comparaison de la France, du Canada et de la Belgique
Julien Doris

Les conditions du développement des infrastructures routières en France et en Savoie au XVIIIe siècle
Samy Mechatte

Les transformations contemporaines du droit camerounais : à propos de l’évolution comparée du droit public et du droit privé
Ebenezer D. Nghana Mangmadi

DIALOGUES INTERDISCIPLINAIRES – BREXIT

Éditorial : Le Brexit, un objet polymorphe
Jeremy Elmerich & Thibaut Dauphin

Le Brexit ou le renouveau de la Constitution britannique
Dylan Swolarski

L’Irlande du Nord face au Brexit : les enjeux d’une nouvelle frontière européenne
Nolwenn Rousvoal

Perspectives britanniques et européennes sur l’économie politique du Brexit
X. Hubert Rioux

REMERCIEMENTS, CONTRIBUTEURS ET COMITE SCIENTIFIQUE

QUI SOMMES-NOUS ?

Organigramme

Référents


Science Politique

andrada cretanu

Andrada CRETANU
Doctorante en Science Politique
Université de Bucarest – Université de Bordeaux (cotutelle)
Titre de la thèse (en cours) : Le gaullisme comme patrimoine culturel immatériel français.

cretanu.andrada@gmail.com


julien doris

Julien DORIS
Doctorant en Administration publique
Université d’Ottawa
Titre de la thèse (en cours) : Le contexte organisationnel comme corollaire de la représentation bureaucratique ? Gérer les diversités dans les ministères et agences du Gouvernement du Canada.

Julien.doris@uottawa.ca


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Hugo HOUBART
Doctorant en science politique
Université de Genève
Titre de la thèse (en cours) : Les réticences à l’intégration européenne dans les gauches radicales françaises.

hugo.houbart@unige.ch


ID

Christoph NIESSEN
Doctorant en sciences politiques et sociales
Université de Namur – Université catholique de Louvain
Titre de la thèse (en cours) : Pourquoi des communautés territoriales demandent de l’auto-gouvernance et pourquoi les Etats la confèrent. Une analyse comparée de l’octroi d’autonomie en Europe occidentale.

christoph.niessen@uclouvain.be


Histoire

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Laëtitia DEUDON
Doctorante en Histoire, spécialité histoire environnementale, géohistoire des paysages, sciences et techniques
Université Polytechnique des Hauts-de-France – Université de Montréal
Titre de la thèse (en cours) : Des rivières aux canaux, une géohistoire environnementale de la construction des territoires fluviaux : la vallée du Haut-Escaut (12e-20e siècles) et de l’île de Montréal – la vallée du St-Laurent (17e-20e siècles). Perspectives comparées France-Canada.

laetitia.deudon@live.fr


Droit et Histoire du droit

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Hugo BEUVANT
Docteur en droit – spécialité histoire du droit
Qualifié MCF 03
Titre de la thèse : Les réformateurs des Républiques sœurs face au modèle juridique français (1795-1806).

hugo.beuvant@gmail.com


Madame

Camille DELPECH
Doctorante en droit et sciences sociales & Université Laval
École des hautes études en sciences sociales
Titre de la thèse (en cours) : Le droit de la désunion politique.

cdelpech34@gmail.com


thibault gaudin

Thibault GAUDIN
Doctorant en sciences juridiques
Université Libre de Bruxelles
Titre de la thèse (en cours) : Partis politiques et élections démocratiques : du mariage arrangé au divorce impossible ?

Thibault.Gaudin@ulb.be


Sociologie

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Jimmy STEF
Doctorant en sociologie
Université Côte d’Azur (UCA)
Titre de la thèse (en cours) : L’internationalisation de l’enseignement supérieur en Asie du Sud-Est. Entre éducation transnationale, privatisation et fabrication des élites locales et internationales : l’exemple de Singapour et de la Malaisie.

Jimmy.STEF@univ-cotedazur.fr


Philosophie

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Félix MEGRET
Doctorant en philosophie politique
Université Paris Nanterre
Titre de la thèse (en cours) : Penser la démocratie avec les critiques communautariennes du libéralisme. Usages politiques du lien social.

felix.megret@parisnanterre.fr


Anthropologie

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Marjolaine BÉDIAT
Doctorante en anthropologie politique
Université Lumière Lyon 2
Titre de la thèse (en cours) : Mutations du politique et nouvelles formes de légitimités. Ethnographie du conflit électoral de San Sebastián Tutla (Mexique).

Marjolaine.Bediat@univ-lyon2.fr


Lettres, littératures et civilisations

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Jérémy FILET
Doctorant en civilisation britannique du XVIIIe siècle
Université de Lorraine – Manchester Metropolitan University
Titre de la thèse (en cours) : Jacobitism on the Grand Tour? The Duchy of Lorraine and the 1715 rebellion (1697-1730) (soutenance février 2020).

jeremy-filet@hotmail.fr


Madame

Joëlle LÉGERET
Doctorante en Littératures comparées
Université de Lausanne (CIEL)
Titre de la thèse (en cours) : Des contes « purement allemands »? La germanisation des Kinder- und Hausmärchen, gesammelt durch die Brüder Grimm.

joelle.legeret@unil.ch


Sciences de l’éducation et de la formation

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Camille ROELENS
Docteur en sciences de l’éducation et de la formation
Qualifié MCF 70 et 17
ATER à l’INSPE des Hauts-de-France, Université de Lille, CIREL (Recifes)
Titre de la thèse (soutenue en 2019) : L’autorité bienveillante dans la modernité démocratique. Entre éducation, pédagogie et politique.



DIRECTION

bibi bleu

Thibaut DAUPHIN
Docteur et ATER en Science politique
Qualifié MCF 04 (Science politique) et 17 (Philosophie)
Université de Bordeaux
Titre de la thèse (soutenue en 2020) : Le comparatisme dans l’oeuvre politique de Voltaire.

thibaut.dauphin@u-bordeaux.fr


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Jeremy ELMERICH
Doctorant en Science politique
Université du Québec à Montréal
Doctorant en Langues et littérature anglaises et anglo-saxonnes
Université Polytechnique des Hauts-de-France
Titre de la thèse (en cours) : Le Lys et le Chardon face aux discours unionistes, ou la convocation d’imaginaires rivaux par le Parti Québécois et le Scottish National Party.

elmerich.jeremy@courrier.uqam.ca


Les Anciens de l’Association

 

hubert rioux

X. Hubert RIOUX
Docteur en science politique (politiques publiques comparées)
Chercheur postdoctoral Banting en administration publique
Ecole nationale d’administration public, Montréal
Titre de la thèse (soutenue en 2017) : The New Sponsor States: Economic Nationalism and Venture Capital in Quebec & Scotland, 1990-2017.
Auteur du livre Small Nations, High Ambitions: Economic Nationalism and the Politics of Venture Capital in Quebec and Scotland, University of Toronto Press, 2020, 296 pages.

hubrioux@gmail.com

Politique de relecture

Politique de relecture

• La qualité des articles est assurée par un binôme de relecteurs, composé d’un docteur et d’un étudiant au doctorat.

• Les relecteurs proposent les modifications nécessaires en complétant le formulaire ci-après : Téléchargez ici la fiche de relecture

• Les relecteurs peuvent porter directement leurs commentaires dans le fichier (.docx), par le mode suivi des modifications ou équivalent.

• L’anonymat de la correction est garanti :
_ les relecteurs doivent s’assurer d’anonymiser leurs commentaires
_ les échanges entre les auteurs et leurs relecteurs s’effectuent par courriels, par l’intermédiaire du comité de rédaction. Les documents et commentaires doivent donc être adressés, avec mention du titre de l’article (sans mention du nom), à l’adresse suivante : ajcc.ctjc@gmail.com

Feuille de style

La feuille de style est téléchargeable en cliquant sur ce lien.


CHARTE

Tout texte présenté au Comité de rédaction des Cahiers Tocqueville est tenu pour achevé par son auteur. Il ne doit faire aucune mention de son nom, ni dans le titre du fichier, ni dans son en-tête. Toute auto-citation doit être signalée au Comité de rédaction pour vérification. À réception du fichier, la documentation et l’argumentation sont  considérées comme complètes et le tapuscrit se conforme à la feuille de style de la revue, déclinée ci-dessous. Les articles comptent entre 7 000 et 10 000 mots (notes de bas de page et bibliographie comprises). Les étudiants de la licence/baccalauréat au mastère/maîtrise peuvent bénéficier d’un format spécifique, compris entre 3000 et 6000 mots. Le format de la recension est limité à 1000 mots.

Le texte soumis au Comité de rédaction est expertisé par le Comité scientifique des Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs, composés de jeunes chercheurs, de docteurs et d’enseignants répartis par binômes. Le Comité scientifique accepte le texte sans réserve, l’accepte en demandant des modifications ou des compléments, propose éventuellement des orientations, ou refuse le texte. Le Comité de rédaction se réserve également le droit de refuser le texte s’il n’est pas conforme aux normes et à l’esprit de la revue.

Le responsable éditorial (l’un des deux membres du comité de rédaction) synthétise les avis du Comité de lecture et les transmet à l’auteur. L’auteur retravaille son texte, le cas échéant, dans les délais établis avec le responsable éditorial. Il soumet ensuite son texte retravaillé au responsable éditorial, qui le valide, ou non. Un dialogue peut s’ouvrir entre l’auteur et le responsable éditorial pour aboutir à une version satisfaisante pour les deux partis. Les versions finales seront transmises à l’auteur après la publication de la revue.

REMISE DU MANUSCRIT

Tout manuscrit déposé auprès du comité de rédaction des Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs doit être fourni sous forme de fichiers informatiques Word (.doc, .docx) Si le manuscrit comporte des figures (illustrations, cartes, graphiques, schémas…), l’auteur devra s’assurer que les images sont libres de droits et fournir, le cas échéant, soit l’autorisation de reproduction gracieuse, soit les devis ou factures des droits de reproduction préalablement demandés auprès des organismes référents.

LE RESTE DE LA FEUILLE DE STYLE EST DISPONIBLE À CETTE ADRESSE.

Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs, mai 2019, n°1 (Vol. 1),

« Les pionniers du comparatisme »
(numéro complet)

SOMMAIRE

 

Lire le texte de l’appel à contribution 
INTRODUCTION :

Comparer : au commencement était le verbe

Jeremy Elmerich & Thibaut Dauphin

ENTRETIEN :

Passé, présent et devenir du comparatisme : un entretien avec Jane Jenson

Jeremy Elmerich

(en vidéo, disponible ci-après)

ARTICLES :

Le potentiel explicatif de la culture quant aux changements politiques chez Banfield, Putnam et Moore

Félix Mathieu

Introduction à la pensée politique du « Voltaire du Japon » : le comparatisme dans L’Appel à l’étude de Yukichi Fukuzawa

Thibaut Dauphin

Un exercice de synthèse en politique comparée : Les pionniers, l’étude de cas unique et le poids des concepts dans la construction des États

Catherine Viens

RECENSION :

DELOYE Yves & Jean-Michel DE WAELE (dir.), Politique Comparée, Bruxelles, Bruylant, 2018, 824 p.

Gavin Meyer Furrey

REMERCIEMENTS et LISTE DES CONTRIBUTEURS

Notre entretien effectué avec Jane Jenson, professeure émérite de l’Université de Montréal, intitulé « Passé, présent et devenir du comparatisme » :

Appel à contributions : Les pionniers du comparatisme : approches pluridisciplinaires

Appel à contributions – Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs

« Les pionniers du comparatisme : approches pluridisciplinaires »

Créés à l’initiative de l’Association des Jeunes Chercheurs Comparatistes, les Cahiers Tocqueville des Jeunes Chercheurs vous invite à contribuer à son premier numéro thématique.

Argumentaire :

« La comparaison est d’abord une pratique naturelle fondamentale dans l’histoire des sociétés humaines [1]», et son usage en sciences sociales relève de la même évidence. Une fois que les chercheurs s’en saisirent, ce qui resta longtemps une démarche abandonnée à l’intuition et aux frissons de la découverte devînt, à partir du XIXème siècle, une discipline exigeante et rigoureuse. Chacun connaît l’apport d’Emile Durkheim, qui fit du comparatisme l’habile substitut de l’expérimentation directe. Devenue indispensable pour approcher la chose politique, la politique comparée apparut officiellement autour des années 1950 sous l’impulsion de jeunes chercheurs comme David Easton ou Roy Macridis. Dans le monde francophone, des précurseurs du comparatisme contemporain contribuèrent vivement à la quête d’indépendance entreprise par la science politique et par d’autres disciplines des sciences sociales Bertrand Badie, Guy Hermet, ou encore Daniel Louis-Seiler : ces noms constituent encore aujourd’hui les références de la politique comparée.

Mais l’usage de la comparaison appliquée à l’objet politique n’a jamais été l’apanage de la science politique. Depuis parfois plusieurs siècles, philosophes, juristes et sociologues ont éprouvé cet outil, que les politistes n’ont fait souvent que polir après en avoir hérité. Un regard dépassionné sur le monde de la recherche nous ferait voir que la politique comparée n’est pas tributaire des seules facultés de science politique et qu’elle n’appartient à personne. Avant la seconde moitié du siècle précédent, l’histoire de la politique comparée croise volontiers celles du droit public et de la philosophie politique. Qui partage une histoire partage aussi ses pionniers, ses fondateurs longtemps hissés sur le pavois de leur discipline, et toujours honorés dans les leçons introductives dispensées aux étudiants. Les grands classiques s’imposent facilement à notre esprit : Platon, Aristote, Machiavel, Montesquieu, Marx, Weber, Tocqueville bien sûr, et quelques autres que l’historiographie n’a pas eu la courtoisie de retenir. Le constat reste pourtant que les pionniers sont de moins en moins étudiés sous cet aspect particulier de leurs œuvres respectives. L’écho de leur héritage nous semble-t-il trop éloigné des enjeux contemporains ? Leurs questionnements ne sont-ils plus les nôtres ? Leurs méthodes sont-elles trop dépassées ? leurs conclusions trop exagérées ? trop limitées ?

Convaincus que les pionniers du comparatisme correspondent toujours à leur façon avec notre siècle, nous vous proposons deux axes thématiques, qui sont susceptibles d’évoluer en fonction des propositions envoyées, mais qui répondent tous deux à notre série de questions.

  • Relire et redécouvrir les classiques du comparatisme à la lumière des problématiques contemporaines. Bien que les classiques fassent pour la plupart l’unanimité, le statut de certains pionniers peut parfois échapper à l’évidence. Les comparatistes n’ayant pas ou très peu été étudiés en tant que tels ne sont pas concernés par cet axe. Il s’agira d’engager une discussion entre les classiques et le monde contemporain, en se concentrant sur les apports théoriques et les limites épistémologiques d’une telle relecture. L’originalité du regard porté sur ces auteurs sera l’élément le plus apprécié.

 

  • Lire et découvrir les méconnu(e)s et les mal connu(e)s du comparatisme. Malgré la profusion des travaux en sciences sociales, certaines figures demeurent oubliées de l’historiographie. Qu’ils s’agissent d’auteurs renommés pour un autre aspect que la comparaison ou tout simplement de comparatistes encore inconnus de l’historiographie commune, beaucoup de pionniers restent sans doute à découvrir. Le rôle des femmes, absentes remarquées du panthéon des grands noms du comparatisme, fera notamment l’objet d’une attention particulière.

 

Règles du processus de proposition et de publication :

  • Les articles et sont ouverts aux étudiants, doctorants et docteurs sans affectation.
  • Le CTJC est ouvert à toutes les disciplines des sciences sociales familières avec la démarche comparative appliquée à la chose politique.
  • Les propositions d’articles (entre 350 et 500 mots) seront envoyées à l’adresse suivante : ctjc@gmail.com. Les articles en eux-mêmes devront compter entre 7 000 et 10 000 mots.
  • Il est également possible de proposer une recension (maximum 1000 mots).
  • Aucunes publications ou expériences antérieures ne sont demandées. L’attractivité n’entrera pas non plus en compte dans l’examen des travaux.
  • La proposition devra être accompagnée de votre nom complet, de la ou des disciplines dans lesquelles vous êtes inscrit(e) ou diplômé(e), du nom de lUniversité daccueil et du laboratoire de rattachement.
  • Une fois transmis, les articles seront anonymisés et transférés à un comité de lecture composé de jeunes chercheurs et/ou d’enseignants-chercheurs en exercice qui disposent d’une compétence pour procéder à son examen. Comme d’usage, ce comité émettra un avis et proposera des corrections s’il y a lieu.
  • L’article sera consultable en libre-accès sur notre site, sous licence Creative Commons BY-NC-SA. Cela signifie que l’article pourra être partagé et réutilisé, en partie ou en intégralité, à condition qu’il soit fait crédit de son auteur, de la source originale, et que les règles d’accessibilité correspondent à celles de notre revue : pour toutes et tous, gratuitement, et sans générer aucun profit.

Date limite de proposition des articles : 15 octobre 2018.
Date limite de soumission des articles : 15 décembre 2018.
Date de publication estimée : 15 février 2019.

La revue ouvre également un appel à contribution pour son numéro varia, prévue pour la fin de l’année 2019. Toutes les propositions en lien avec le comparatisme et la politique comparée seront étudiées, dans les mêmes règles que celles du numéro thématique.

Pour tout renseignement, contactez-nous à l’adresse ajcc.ctjc@gmail.com.


[1] GAZIBO Mamadou et JENSON Jane, La politique comparée : fondements, enjeux et approches théoriques, Presses de l’Université de Montréal, 2004, p.8.